Celestron StarSense Explorer 130 Dobson : présentation et fiche technique
Le Celestron StarSense Explorer 130 mm Dobson (référence 22481) est un télescope Newton de 130 mm posé sur une base de table. Son originalité : il utilise votre smartphone, posé sur un support fixé au tube, pour savoir où il pointe et vous guider vers les astres. Pas de moteur, pas de raquette : c’est vous qui poussez le tube, l’application vous dit dans quelle direction. Il coûte environ 399,99€ (prix au 16/10) sur Amazon au moment de la rédaction.
Les valeurs ci-dessous viennent de la fiche technique Celestron telle que relayée par le revendeur Rother Valley Optics et par le test de Telescopic Watch.
| Caractéristique | Valeur |
|---|
| Type optique | Newton, miroir primaire parabolique |
| Diamètre | 130 mm |
| Focale | 650 mm |
| Rapport focal | f/5 |
| Oculaires fournis | Kellner 25 mm (26x) et 10 mm (65x) |
| Chercheur | Point rouge StarPointer |
| Porte-oculaire | Crémaillère en plastique, 1,25 pouce |
| Monture | Dobson de table, patins en téflon |
| Grossissement utile maximal | 307x selon Celestron |
| Magnitude limite | 13,1 selon Celestron |
| Poids du tube | 3,72 kg |
| Poids de la base | 4,99 kg |
| Poids total | 8,71 kg |
| Dimensions du tube | 61,6 cm de long, 16,5 cm de diamètre |
| Garantie | 2 ans (fiche Amazon et Celestron) |
Ne le confondez pas avec le StarSense Explorer DX 130AZ (22461), qui est un Newton sur monture azimutale à trépied, ni avec le LT 114AZ. Ici, il s’agit bien du Dobson de table.
Ce qui est livré
Selon Rother Valley Optics, le colis comprend le tube optique, la base Dobson de table, les oculaires de 25 mm et 10 mm, le support smartphone StarSense Explorer, le chercheur à point rouge, un code de déverrouillage de l’application, un porte-oculaires, un cache de collimation et le logiciel Starry Night Basic Edition. Telescopic Watch ajoute que les colliers du tube sont inclus. Le trépied n’est pas fourni : comme la base est conçue pour être posée, il faut la poser sur une table solide, une caisse ou un support dédié.
Optique : ouverture, grossissements et limites
Le miroir de 130 mm, ouvert à f/5, capte nettement plus de lumière que les petites lunettes d’entrée de gamme. Telescopic Watch parle d’une « excellente » optique. Avec la focale de 650 mm, le grossissement se calcule en divisant 650 par la focale de l’oculaire :
- Oculaire de 25 mm : 650 ÷ 25 = 26x, avec un champ d’environ 2,1° selon Telescopic Watch
- Oculaire de 10 mm : 650 ÷ 10 = 65x
Pour aller plus loin, il faut acheter un oculaire plus court ou une Barlow. Avec une Barlow 2x, on atteindrait 52x et 130x. Celestron annonce un grossissement utile maximal de 307x. La règle courante en astronomie donne environ 2 fois le diamètre en millimètres, soit environ 260x, et Telescopic Watch note que les vues deviennent décevantes au-delà de 150 à 200x. Retenez que les très hauts grossissements dépendent aussi de la turbulence de l’atmosphère.
Telescopic Watch signale quelques faiblesses des oculaires fournis : aberration chromatique sur les bords, reflets, absence d’oeilletons, et un 10 mm au dégagement oculaire court. Le porte-oculaire en plastique, limité au 1,25 pouce, est jugé fragile. La collimation, c’est-à-dire l’alignement des miroirs, demande des outils et les vis peuvent s’abîmer.
Monture et prise en main
La base Dobson est une simple caisse en panneaux avec des patins en téflon pour l’altitude et l’azimut. Il n’y a ni réglage fin ni moteur. Le tube se pose sur la base, et l’ensemble se transporte grâce aux poignées découpées dans la base, d’après Telescopic Watch.
Le fonctionnement du système StarSense est expliqué par ce test : un petit miroir aligné avec la monture permet à la caméra du téléphone de photographier le ciel. L’application analyse l’image, identifie les étoiles et affiche en temps réel la direction visée à l’aide de la caméra et du gyroscope. Il faut faire une courte procédure d’alignement, ensuite l’application guide vers des milliers d’objets du ciel profond. Telescopic Watch mesure une précision d’environ un quart de degré avec un iPhone 14 Pro. C’est suffisant pour trouver la plupart des objets, mais ce n’est pas l’exactitude d’un vrai GoTo.
Selon la fiche Amazon, l’application dresse chaque soir une liste d’objets à observer selon l’heure et le lieu, en distinguant les cibles visibles depuis la ville et celles qui demandent un ciel plus sombre. Elle est compatible avec les iPhone récents et la plupart des téléphones Android (voir la FAQ). Le téléphone doit rester sur son support pendant la séance.
Comme le Dobson n’a pas de suivi, l’astre dérive hors du champ avec la rotation de la Terre, et plus vite à fort grossissement. Il faut le repousser régulièrement.
Ce qu’on peut observer
Telescopic Watch détaille ce que l’on peut voir avec ce modèle :
- Lune : des détails de quelques kilomètres de large.
- Planètes : phases de Vénus et de Mercure, bandes de Jupiter avec sa Grande Tache rouge et ses satellites, anneaux de Saturne avec la division de Cassini.
- Ciel profond : des amas globulaires comme M13 et M22, des nébuleuses planétaires et des amas ouverts. Les galaxies comme M51 ou M33 ne montrent leurs structures que sous un ciel sombre.
Depuis la ville, la Lune, les planètes et les étoiles doubles sont les cibles faciles. Pour les objets faibles, il faut s’éloigner des lumières : la pollution lumineuse en réduit le contraste, quelle que soit l’application. Le revendeur Telescoop résume le télescope ainsi : Lune excellente, planètes fines, ciel profond limité sous un ciel sombre, et pas d’astrophotographie.
Pour toute observation du Soleil, il faut un filtre solaire pleine ouverture certifié (norme ISO 12312-2) fixé devant l’objectif. Aucun filtre n’est mentionné dans le colis : n’essayez jamais sans.
Transport et rangement
Avec 8,71 kg au total, l’ensemble est plus léger qu’un télescope sur trépied et monture équatoriale. Il se range en deux pièces : le tube et la base de 48 cm de côté. Telescopic Watch le trouve « un peu lourd » mais facile à porter d’un seul bloc, grâce aux poignées de la base. Il rentre dans un coffre de voiture et dans la plupart des placards.
Ce qu’en disent les tests
- Telescopic Watch : avis plutôt favorable. Le test salue l’optique, les accessoires corrects et la simplicité d’utilisation, mais estime que peu de choses justifient le prix en dehors de StarSense. Il conseille des alternatives comme le Sky-Watcher Virtuoso GTi 150P ou l’Apertura AD6, et recommande plutôt de l’acheter d’occasion, à condition que le support de téléphone soit inclus.
- Telescoop (revendeur) : Lune excellente, bons détails planétaires, ciel profond limité, pas pour l’astrophotographie.
Nous n’avons pas trouvé de test d’un magazine francophone sur ce modèle précis.
Comparaison avec d’autres télescopes
Face à l’Omegon N 150/750 EQ-3, le StarSense gagne en simplicité (pas de mise en station) mais perd 20 mm d’ouverture et les moteurs en option. Le Celestron AstroMaster 130EQ a le même diamètre de 130 mm sur monture équatoriale, mais sans guide intelligent. Pour un pointage automatique avec moteurs, le Celestron NexStar 127SLT est dans une autre logique. Si vous préférez ne rien régler du tout, le ZWO Seestar S30 fait tout seul mais ne s’utilise pas à l’oculaire. Pour choisir, voyez le guide pour choisir un télescope et le comparatif des meilleurs télescopes.
Pour qui, pour qui pas
Pour vous si vous débutez, voulez trouver rapidement les objets sans connaître le ciel, et cherchez un instrument compact et simple, sans moteur ni câbles. C’est un bon choix pour une famille, avec un adulte aux commandes.
Pas pour vous si vous voulez de l’astrophotographie, un suivi automatique, ou si vous souhaitez maximiser l’ouverture pour votre budget : Telescopic Watch recommande d’autres modèles (Sky-Watcher Virtuoso GTi 150P, Apertura AD6) qu’il juge meilleurs pour le prix. Pour un premier instrument en ville, pensez aussi au transport : une table stable est nécessaire.
Pour bien démarrer, lisez notre guide de la première observation.
Verdict
Le Celestron StarSense Explorer 130 Dobson réussit son pari : rendre le pointage accessible à tous grâce au smartphone, sur une optique de 130 mm solide. Ses points faibles sont le porte-oculaire en plastique, des oculaires moyens, l’absence de suivi et un prix de l’ordre de 399,99€ (prix au 16/10) que seul le système StarSense justifie. À réserver à ceux qui veulent surtout être guidés dans le ciel.
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