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Avis Celestron NexStar 127SLT : Test Complet 2026

Celestron NexStar 127SLT : Maksutov de 127 mm sur monture GoTo à fourche, 1 500 mm de focale, compact et léger. Idéal pour la Lune et les planètes, limité en ciel profond.

Expert
Celestron NexStar 127SLT

Celestron NexStar 127SLT

749€ (prix au 16/10)

Un petit Maksutov GoTo, portable et précis, pensé pour qui veut surtout voir la Lune et les planètes sans chercher les astres à la main. Prévoyez une alimentation 12 V et un trépied plus stable pour en profiter pleinement.

Points forts

  • Maksutov-Cassegrain de 127 mm (f/12) : images nettes et contrastées sur la Lune et les planètes
  • Monture GoTo à fourche avec base de données de plus de 40 000 objets et alignement SkyAlign
  • Tube court (381 mm) et ensemble d'environ 8,2 kg : facile à transporter déjà monté
  • Deux oculaires Plössl, chercheur point rouge StarPointer et renvoi coudé fournis
  • Compatible avec les logiciels Starry Night Special Edition et l'application SkyPortal

Points faibles

  • Monture gourmande : 8 piles AA non fournies, vidées en moins de deux heures d'observation d'après Space.com
  • Trépied peu stable : le tube vibre quand les moteurs tournent et pendant la mise au point
  • Focale de 1 500 mm et champ étroit : les grands objets du ciel profond ne tiennent pas dans l'image
  • Oculaires d'entrée de gamme : il faut prévoir un budget pour de meilleurs accessoires

Celestron NexStar 127SLT : présentation et fiche technique

Le Celestron NexStar 127SLT est un télescope de type Maksutov-Cassegrain, monté sur une fourche motorisée avec système GoTo. Le GoTo permet de commander le pointage depuis une raquette : vous choisissez un astre et la monture le cherche, puis le suit. Sur Amazon, il est vendu sous la référence 22097. Son prix est d’environ 749€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction.

Ne le confondez pas avec le NexStar 4SE, le 130SLT ou le NexStar 8SE. Ici, il s’agit bien d’une optique de 127 mm de type Maksutov. Les chiffres ci-dessous viennent de la fiche du constructeur Celestron et des tests cités plus bas.

CaractéristiqueValeur
Conception optiqueMaksutov-Cassegrain
Diamètre127 mm
Focale1 500 mm (f/12)
Tubealuminium, 381 mm de long
Poids du tube3,95 kg
Poids total montéenviron 8,2 kg (Space.com)
Monturealtazimutale à fourche, GoTo informatisée
Base de donnéesplus de 40 000 objets
AlignementSkyAlign, 1 étoile, 2 étoiles, système solaire
Alimentation8 piles AA (non fournies) ou 12 V continu
Grossissement utilede 18x à 300x (Celestron)
Magnitude limite13 (Celestron)
LogicielsStarry Night Special Edition, application SkyPortal

Ce qui est livré

Dans la boîte, vous trouvez le tube optique, la monture à fourche, le trépied en acier inoxydable avec son plateau à accessoires, la raquette NexStar+, un chercheur à point rouge StarPointer, un renvoi coudé de 31,75 mm et deux oculaires. Space.com cite deux Plössl de 25 mm et 9 mm. La fiche Celestron donne 25 mm et 9 mm dans ses caractéristiques, mais « 20 mm et 9 mm » dans sa liste de contenu : vérifiez le contenu à la réception.

Les piles ne sont pas fournies. Space.com précise aussi qu’aucune alimentation 12 V n’est incluse, ce qui reste cohérent avec le prix du produit.

Optique et grossissements

Le Maksutov est un système catadioptrique : il combine un miroir et une lame corrective. Résultat, le tube reste court (381 mm) malgré une focale de 1 500 mm. Avec f/12, l’image est assez sombre, mais fine et contrastée. Ce type de montage convient aux objets lumineux et petits, comme la Lune ou les planètes.

Le grossissement se calcule en divisant la focale du télescope par celle de l’oculaire :

  • avec l’oculaire de 25 mm : 1 500 ÷ 25 = 60x ;
  • avec l’oculaire de 9 mm : 1 500 ÷ 9 = environ 167x.

Celestron indique un grossissement utile maximal de 300x. Les sources d’astronomie donnent plutôt une règle simple : environ deux fois le diamètre en millimètres, soit un peu plus de 250x pour 127 mm. Ce plafond n’est atteint que par ciel très stable. Space.com note qu’il faut compter environ 150 dollars de plus en accessoires pour exploiter toute la plage de grossissements, car les oculaires livrés ne couvrent pas tout.

Monture et prise en main

L’installation est simple. Le tube se fixe sur la monture par une barre à queue d’aronde CG-5 serrée à la main. Le trépied se visse sous la monture, qui comporte un niveau à bulle pour régler l’horizontalité. Space.com recommande de fixer le tube en dernier, car le raccord entre le trépied et la monture peut avoir un peu de jeu.

L’alignement SkyAlign est le point fort pour un débutant : il suffit de centrer trois astres brillants, même sans savoir les nommer, pour que le télescope se repère dans le ciel. Space.com a choisi trois étoiles bien espacées et a constaté que le GoTo plaçait ensuite les cibles près du centre du champ. Le suivi est jugé agréable. Pour de meilleurs résultats, entrez l’heure à la seconde près, ainsi que la latitude et la longitude. Telescopic Watch signale par ailleurs que le télescope n’a pas d’horloge interne : date et heure sont à ressaisir à chaque séance.

Deux défauts reviennent dans les tests. D’abord, la consommation : les 8 piles ont été vidées en moins de deux heures, surtout par temps froid. Ensuite, la stabilité : Space.com juge l’ensemble un peu déséquilibré vers le haut, avec un trépied qui vibre quand les moteurs tournent. L’image « rebondit » pendant la mise au point, ce qui oblige à s’arrêter régulièrement. Le testeur mentionne aussi beaucoup de graisse dans le mécanisme, qui rend la mise au point moins fluide.

Ce qu’on peut observer

La Lune. Avec les deux oculaires fournis, Space.com décrit un relief « époustouflant » : cratères, rainures et mers lunaires sont résolus avec netteté. Le long du terminateur, la ligne qui sépare jour et nuit lunaires, le relief ressort particulièrement.

Les planètes. Telescopic Watch note que Mercure et Vénus montrent leurs phases, que Mars laisse voir sa calotte et quelques taches sombres, et que Jupiter et Saturne montrent détails et satellites. Uranus et Neptune restent de petits points bleutés.

Le ciel profond. C’est le point faible. Telescopic Watch conclut que le 127SLT est « un télescope pour la Lune et les planètes ». Les grandes nébuleuses restent invisibles, certains amas ouverts ne tiennent pas dans le champ, et les amas globulaires ne sont pas résolus. Space.com précise que l’instrument ne permet pas de voir tous les objets de sa base de données. Les objets brillants et compacts restent accessibles.

Ville ou campagne. En ville, le télescope fonctionne bien sur la Lune et les planètes, qui résistent à la pollution lumineuse (notion générale rappelée par l’AFA). Pour le ciel profond, un site sombre aide toujours, mais l’optique elle-même limite ici ce qu’on peut voir.

Le Soleil. Ne regardez jamais le Soleil sans protection. Celestron rappelle que l’observation directe, sans filtre solaire adapté, peut causer des lésions oculaires irréversibles. Aucun filtre solaire n’est fourni avec ce télescope. Seul un filtre solaire pleine ouverture certifié, fixé devant l’objectif, convient.

La photo. Space.com estime que la monture offre un niveau correct d’astrophotographie. Telescopic Watch juge la photographie lunaire et planétaire possible avec une caméra CMOS et une lentille de Barlow 2x. Il la déconseille pour le ciel profond.

Transport et rangement

C’est un atout. Space.com annonce 18 livres, soit 8,2 kg, pour l’ensemble monté. Telescopic Watch peut le déplacer entièrement monté, parfois d’une seule main. Le tube pèse 3,95 kg, la tête de monture 2,3 kg et le trépied 2,3 kg d’après Celestron. Il convient à un balcon, un week-end de camping ou un déplacement vers un ciel sombre.

Ce qu’en disent les tests

  • Space.com : un télescope abordable aux optiques « époustouflantes », avec une monture facile à installer et à utiliser. Points forts : tube de qualité, accessoires généreux pour le prix, images nettes. Points faibles : piles vidées vite, image qui rebondit pendant la mise au point, objets de la base de données non tous visibles.
  • Telescopic Watch (site spécialisé) : mention « partiellement recommandé ». Il salue l’optique, la mise au point et la portabilité. Il juge la monture moyenne, les accessoires médiocres et conseille un Dobson plus grand pour la plupart des acheteurs.

Comparaison avec d’autres télescopes

Face au NexStar 8SE. Le Celestron NexStar 8SE est un Schmidt-Cassegrain de 203 mm, bien plus lumineux et plus résolu, mais plus lourd et nettement plus cher. Pour les amateurs qui veulent progresser, il va plus loin. Le 127SLT reste plus simple à ranger et à transporter.

Face au Vaonis Vespera II. Le Vaonis Vespera II est un télescope intelligent : il photographie le ciel profond et affiche le résultat sur smartphone, sans oculaire. Le 127SLT vous fait regarder à l’oculaire et brille sur la Lune et les planètes, exactement là où le Vespera II est faible.

Face au StarSense Explorer 130 Dobson. Le Celestron StarSense Explorer 130 Dobson est un Dobson manuel guidé par smartphone. Il coûte moins cher et capte plus de lumière pour le ciel profond, avec un diamètre de 130 mm. Il n’a pas de moteur de suivi. Pour un comparatif d’ensemble, consultez notre comparatif des meilleurs télescopes.

Pour qui, pour qui pas ?

Le NexStar 127SLT convient si :

  • vous voulez observer surtout la Lune et les planètes ;
  • vous souhaitez un pointage automatique plutôt que de chercher les astres à la main ;
  • vous avez besoin d’un instrument léger, facile à emporter ;
  • vous êtes prêt à acheter une alimentation 12 V ou des piles rechargeables.

Il convient moins si :

  • vous voulez surtout les galaxies et les grandes nébuleuses : un Dobson de plus grand diamètre est plus adapté ;
  • vous cherchez un instrument pour l’astrophotographie en pose longue ;
  • vous souhaitez le prix le plus bas : une lunette ou un Dobson manuel coûte moins cher pour la même aide à l’observation ;
  • vous hésitez encore sur le type d’instrument : le guide pour choisir un télescope aide à comparer les options.

Le prix est d’environ 749€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction. Il varie selon le vendeur : vérifiez-le avant d’acheter.

Verdict

Le Celestron NexStar 127SLT est un Maksutov compact avec un GoTo qui marche bien et des images nettes sur la Lune et les planètes. Ses limites sont connues : alimentation gourmande, trépied peu stable, focale trop longue pour le ciel profond, oculaires basiques. Pour un débutant qui veut du pointage automatique et un instrument transportable, c’est un choix cohérent. Pour qui rêve de galaxies ou de photo en pose longue, il vaut mieux regarder ailleurs.

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Questions fréquentes

Que peut-on voir avec le Celestron NexStar 127SLT ?

D'après Space.com, la Lune montre ses cratères et ses rainures avec une grande netteté, et les planètes du Système solaire sont bien résolues. Le site spécialisé Telescopic Watch y voit surtout un télescope pour la Lune et les planètes. Les grandes nébuleuses restent hors de portée à cause de la focale longue et du champ étroit.

Quelles piles ou quelle alimentation faut-il pour le NexStar 127SLT ?

Selon Celestron, la monture fonctionne avec 8 piles AA (non fournies) ou une alimentation 12 V continu. Space.com a vidé ses piles en moins de deux heures d'observation et conseille une alimentation 12 V, non fournie avec le télescope.

Le NexStar 127SLT convient-il à un débutant ?

Space.com le juge facile à monter et à utiliser, avec un alignement SkyAlign qui demande de centrer trois astres brillants. Il reste plus cher et plus technique qu'une lunette manuelle de base. Le GoTo demande aussi de saisir la date, l'heure et le lieu à chaque séance.

Quel grossissement obtient-on avec le NexStar 127SLT ?

Avec une focale de 1 500 mm, un oculaire de 25 mm donne 60x et un oculaire de 9 mm donne environ 167x, comme l'indique Celestron. Le fabricant donne un grossissement utile maximal de 300x. Comptez de bonnes conditions de ciel stable pour en profiter.

Peut-on faire de la photo avec le NexStar 127SLT ?

Space.com note que la monture permet un certain niveau d'astrophotographie, et Telescopic Watch juge possible la photo de la Lune et des planètes avec une caméra CMOS. La monture altazimutale et le champ étroit ne conviennent pas à la photo du ciel profond en pose longue.