Celestron NexStar 127SLT : présentation et fiche technique
Le Celestron NexStar 127SLT est un télescope de type Maksutov-Cassegrain, monté sur une fourche motorisée avec système GoTo. Le GoTo permet de commander le pointage depuis une raquette : vous choisissez un astre et la monture le cherche, puis le suit. Sur Amazon, il est vendu sous la référence 22097. Son prix est d’environ 749€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction.
Ne le confondez pas avec le NexStar 4SE, le 130SLT ou le NexStar 8SE. Ici, il s’agit bien d’une optique de 127 mm de type Maksutov. Les chiffres ci-dessous viennent de la fiche du constructeur Celestron et des tests cités plus bas.
| Caractéristique | Valeur |
|---|
| Conception optique | Maksutov-Cassegrain |
| Diamètre | 127 mm |
| Focale | 1 500 mm (f/12) |
| Tube | aluminium, 381 mm de long |
| Poids du tube | 3,95 kg |
| Poids total monté | environ 8,2 kg (Space.com) |
| Monture | altazimutale à fourche, GoTo informatisée |
| Base de données | plus de 40 000 objets |
| Alignement | SkyAlign, 1 étoile, 2 étoiles, système solaire |
| Alimentation | 8 piles AA (non fournies) ou 12 V continu |
| Grossissement utile | de 18x à 300x (Celestron) |
| Magnitude limite | 13 (Celestron) |
| Logiciels | Starry Night Special Edition, application SkyPortal |
Ce qui est livré
Dans la boîte, vous trouvez le tube optique, la monture à fourche, le trépied en acier inoxydable avec son plateau à accessoires, la raquette NexStar+, un chercheur à point rouge StarPointer, un renvoi coudé de 31,75 mm et deux oculaires. Space.com cite deux Plössl de 25 mm et 9 mm. La fiche Celestron donne 25 mm et 9 mm dans ses caractéristiques, mais « 20 mm et 9 mm » dans sa liste de contenu : vérifiez le contenu à la réception.
Les piles ne sont pas fournies. Space.com précise aussi qu’aucune alimentation 12 V n’est incluse, ce qui reste cohérent avec le prix du produit.
Optique et grossissements
Le Maksutov est un système catadioptrique : il combine un miroir et une lame corrective. Résultat, le tube reste court (381 mm) malgré une focale de 1 500 mm. Avec f/12, l’image est assez sombre, mais fine et contrastée. Ce type de montage convient aux objets lumineux et petits, comme la Lune ou les planètes.
Le grossissement se calcule en divisant la focale du télescope par celle de l’oculaire :
- avec l’oculaire de 25 mm : 1 500 ÷ 25 = 60x ;
- avec l’oculaire de 9 mm : 1 500 ÷ 9 = environ 167x.
Celestron indique un grossissement utile maximal de 300x. Les sources d’astronomie donnent plutôt une règle simple : environ deux fois le diamètre en millimètres, soit un peu plus de 250x pour 127 mm. Ce plafond n’est atteint que par ciel très stable. Space.com note qu’il faut compter environ 150 dollars de plus en accessoires pour exploiter toute la plage de grossissements, car les oculaires livrés ne couvrent pas tout.
Monture et prise en main
L’installation est simple. Le tube se fixe sur la monture par une barre à queue d’aronde CG-5 serrée à la main. Le trépied se visse sous la monture, qui comporte un niveau à bulle pour régler l’horizontalité. Space.com recommande de fixer le tube en dernier, car le raccord entre le trépied et la monture peut avoir un peu de jeu.
L’alignement SkyAlign est le point fort pour un débutant : il suffit de centrer trois astres brillants, même sans savoir les nommer, pour que le télescope se repère dans le ciel. Space.com a choisi trois étoiles bien espacées et a constaté que le GoTo plaçait ensuite les cibles près du centre du champ. Le suivi est jugé agréable. Pour de meilleurs résultats, entrez l’heure à la seconde près, ainsi que la latitude et la longitude. Telescopic Watch signale par ailleurs que le télescope n’a pas d’horloge interne : date et heure sont à ressaisir à chaque séance.
Deux défauts reviennent dans les tests. D’abord, la consommation : les 8 piles ont été vidées en moins de deux heures, surtout par temps froid. Ensuite, la stabilité : Space.com juge l’ensemble un peu déséquilibré vers le haut, avec un trépied qui vibre quand les moteurs tournent. L’image « rebondit » pendant la mise au point, ce qui oblige à s’arrêter régulièrement. Le testeur mentionne aussi beaucoup de graisse dans le mécanisme, qui rend la mise au point moins fluide.
Ce qu’on peut observer
La Lune. Avec les deux oculaires fournis, Space.com décrit un relief « époustouflant » : cratères, rainures et mers lunaires sont résolus avec netteté. Le long du terminateur, la ligne qui sépare jour et nuit lunaires, le relief ressort particulièrement.
Les planètes. Telescopic Watch note que Mercure et Vénus montrent leurs phases, que Mars laisse voir sa calotte et quelques taches sombres, et que Jupiter et Saturne montrent détails et satellites. Uranus et Neptune restent de petits points bleutés.
Le ciel profond. C’est le point faible. Telescopic Watch conclut que le 127SLT est « un télescope pour la Lune et les planètes ». Les grandes nébuleuses restent invisibles, certains amas ouverts ne tiennent pas dans le champ, et les amas globulaires ne sont pas résolus. Space.com précise que l’instrument ne permet pas de voir tous les objets de sa base de données. Les objets brillants et compacts restent accessibles.
Ville ou campagne. En ville, le télescope fonctionne bien sur la Lune et les planètes, qui résistent à la pollution lumineuse (notion générale rappelée par l’AFA). Pour le ciel profond, un site sombre aide toujours, mais l’optique elle-même limite ici ce qu’on peut voir.
Le Soleil. Ne regardez jamais le Soleil sans protection. Celestron rappelle que l’observation directe, sans filtre solaire adapté, peut causer des lésions oculaires irréversibles. Aucun filtre solaire n’est fourni avec ce télescope. Seul un filtre solaire pleine ouverture certifié, fixé devant l’objectif, convient.
La photo. Space.com estime que la monture offre un niveau correct d’astrophotographie. Telescopic Watch juge la photographie lunaire et planétaire possible avec une caméra CMOS et une lentille de Barlow 2x. Il la déconseille pour le ciel profond.
Transport et rangement
C’est un atout. Space.com annonce 18 livres, soit 8,2 kg, pour l’ensemble monté. Telescopic Watch peut le déplacer entièrement monté, parfois d’une seule main. Le tube pèse 3,95 kg, la tête de monture 2,3 kg et le trépied 2,3 kg d’après Celestron. Il convient à un balcon, un week-end de camping ou un déplacement vers un ciel sombre.
Ce qu’en disent les tests
- Space.com : un télescope abordable aux optiques « époustouflantes », avec une monture facile à installer et à utiliser. Points forts : tube de qualité, accessoires généreux pour le prix, images nettes. Points faibles : piles vidées vite, image qui rebondit pendant la mise au point, objets de la base de données non tous visibles.
- Telescopic Watch (site spécialisé) : mention « partiellement recommandé ». Il salue l’optique, la mise au point et la portabilité. Il juge la monture moyenne, les accessoires médiocres et conseille un Dobson plus grand pour la plupart des acheteurs.
Comparaison avec d’autres télescopes
Face au NexStar 8SE. Le Celestron NexStar 8SE est un Schmidt-Cassegrain de 203 mm, bien plus lumineux et plus résolu, mais plus lourd et nettement plus cher. Pour les amateurs qui veulent progresser, il va plus loin. Le 127SLT reste plus simple à ranger et à transporter.
Face au Vaonis Vespera II. Le Vaonis Vespera II est un télescope intelligent : il photographie le ciel profond et affiche le résultat sur smartphone, sans oculaire. Le 127SLT vous fait regarder à l’oculaire et brille sur la Lune et les planètes, exactement là où le Vespera II est faible.
Face au StarSense Explorer 130 Dobson. Le Celestron StarSense Explorer 130 Dobson est un Dobson manuel guidé par smartphone. Il coûte moins cher et capte plus de lumière pour le ciel profond, avec un diamètre de 130 mm. Il n’a pas de moteur de suivi. Pour un comparatif d’ensemble, consultez notre comparatif des meilleurs télescopes.
Pour qui, pour qui pas ?
Le NexStar 127SLT convient si :
- vous voulez observer surtout la Lune et les planètes ;
- vous souhaitez un pointage automatique plutôt que de chercher les astres à la main ;
- vous avez besoin d’un instrument léger, facile à emporter ;
- vous êtes prêt à acheter une alimentation 12 V ou des piles rechargeables.
Il convient moins si :
- vous voulez surtout les galaxies et les grandes nébuleuses : un Dobson de plus grand diamètre est plus adapté ;
- vous cherchez un instrument pour l’astrophotographie en pose longue ;
- vous souhaitez le prix le plus bas : une lunette ou un Dobson manuel coûte moins cher pour la même aide à l’observation ;
- vous hésitez encore sur le type d’instrument : le guide pour choisir un télescope aide à comparer les options.
Le prix est d’environ 749€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction. Il varie selon le vendeur : vérifiez-le avant d’acheter.
Verdict
Le Celestron NexStar 127SLT est un Maksutov compact avec un GoTo qui marche bien et des images nettes sur la Lune et les planètes. Ses limites sont connues : alimentation gourmande, trépied peu stable, focale trop longue pour le ciel profond, oculaires basiques. Pour un débutant qui veut du pointage automatique et un instrument transportable, c’est un choix cohérent. Pour qui rêve de galaxies ou de photo en pose longue, il vaut mieux regarder ailleurs.
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