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Avis Vaonis Vespera II : Test Complet 2026

Vaonis Vespera II : télescope intelligent de 50 mm à 250 mm de focale, capteur IMX585, pointage et mise au point automatiques. Points forts, limites, pour qui ?

Expert
Vaonis Vespera II

Vaonis Vespera II

1590€ (prix au 16/10)

Un télescope intelligent abordable pour obtenir des photos du ciel profond en quelques minutes, sans connaissances préalables. Il ne remplace ni un télescope à oculaire pour les planètes, ni un équipement d'astrophotographie expert.

Points forts

  • Pointage, mise au point et empilement des images automatiques, commandés depuis un smartphone
  • Quadruplet apochromatique de 50 mm (f/5) avec correcteur et capteur Sony IMX585 de 8,3 mégapixels
  • Très bons résultats sur les nébuleuses et les galaxies, même depuis un ciel urbain, d'après Space.com
  • Compact : environ 5 kg pour 48 x 20 x 9 cm, batterie intégrée et recharge par USB-C
  • Mode mosaïque pour élargir le champ jusqu'à 4,33° x 2,43° et 25 Go de stockage interne

Points faibles

  • Pas d'oculaire : on regarde une image sur écran, pas le ciel directement
  • Focale courte : planètes et Lune restent petites, Space.com juge l'imagerie planétaire peu utilisable
  • Autonomie annoncée de 4 heures par Vaonis, bien en dessous d'une nuit complète sans batterie externe
  • Trépied court, voire absent selon le pack, et application Singularity à apprivoiser

Vaonis Vespera II : présentation et fiche technique

Le Vaonis Vespera II est un télescope dit « intelligent ». Il réunit un petit réfracteur, une caméra, une monture motorisée et des automatismes dans un seul boîtier. Vous le posez sur un trépied, vous l’allumez, puis vous le pilotez depuis un smartphone. Il se repère seul dans le ciel, choisit sa cible, fait la mise au point et empile les images en direct. Sur Amazon, il est référencé sous le titre « Smart Telescope Vaonis AP 50/250 Vespera II ». Il coûte environ 1590€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction.

Ne le confondez pas avec le Vespera de première génération, le Vespera Pro ou le Vespera 3. Les chiffres ci-dessous viennent du site de Vaonis, de BBC Sky at Night Magazine et de Space.com.

CaractéristiqueValeur
Optiquequadruplet apochromatique avec correcteur de champ
Diamètre50 mm
Focale250 mm (f/5)
CapteurSony IMX585 couleur, 3 840 x 2 160 pixels (8,3 Mpx)
Taille des pixels2,9 µm
Champ natif2,5° x 1,4°
Champ en mosaïquejusqu’à 4,33° x 2,43° (24 Mpx)
Résolution2,39 secondes d’arc par pixel
Stockage interne25 Go
Formats d’imageJPEG 8 bits ; FITS 16 bits ; TIFF 16 bits
Batterie4 heures annoncées, recharge par USB-C
Dimensions48 x 20 x 9 cm
Poids5 kg
Garantie1 an d’après la fiche Amazon

Ce qui est livré

La liste varie selon la version achetée. Le pack Solo cité par BBC Sky at Night Magazine comprend le télescope et une housse de protection en tissu. Vaonis précise que le câble USB-C n’est pas fourni. Pour le trépied, les sources divergent : BBC Sky at Night indique qu’il n’est pas inclus, tandis que Space.com décrit un trépied à hauteur fixe livré avec le télescope. Pour éviter une mauvaise surprise, lisez attentivement le contenu de l’offre au moment de l’achat.

Optique et capteur

Le Vespera II repose sur un petit quadruplet apochromatique de 50 mm avec un correcteur de champ, qui limite les défauts de couleur et de déformation sur les bords. La focale de 250 mm à f/5 donne un instrument lumineux, plutôt grand-angle. Le capteur Sony IMX585 de 8,3 mégapixels remplace le capteur de 2 mégapixels du Vespera de première génération, et la focale passe de 200 à 250 mm, selon les tests. Vaonis annonce un champ natif de 2,5° x 1,4° : de quoi cadrer des objets étendus comme Andromède ou Orion.

Il n’y a pas d’oculaire, donc pas de calcul de grossissement à faire comme sur un télescope classique. Le rendu dépend de la focale (250 mm) et de la taille des pixels du capteur. Le champ reste large : c’est un avantage pour les nébuleuses, mais un handicap pour la Lune et les planètes. Space.com le dit clairement : la petite focale rend les planètes presque impossibles à repérer sans la précision du pointage automatique.

Monture et prise en main

La prise en main est le principal argument. D’après Space.com, le télescope est prêt en cinq minutes environ : trois à quatre minutes pour se connecter en Wi-Fi à l’application Singularity, puis l’appareil fait son alignement par résolution astrométrique (il reconnaît les étoiles) et sa mise au point automatique. BBC Sky at Night Magazine indique de trois à cinq minutes pour la mise au point et l’alignement.

L’application Singularity, disponible sur iOS et Android, contient une bibliothèque d’environ 4 300 objets, des prévisions météo et des suggestions de cibles. L’image s’améliore au fil de l’empilement automatique. Vous pouvez enregistrer des JPEG ou récupérer les images brutes en FITS et TIFF pour les traiter sur ordinateur. Un mode mosaïque automatique assemble plusieurs champs pour une image plus large.

La connexion se fait par le propre réseau Wi-Fi du télescope. Space.com note que cette contrainte empêche de garder le smartphone connecté à autre chose pendant une soirée d’observation. Le même test regrette que l’application donne trop peu d’informations en cas d’erreur. BBC Sky at Night signale aussi que la remise au point donne parfois une image moins nette, corrigée en relançant la commande.

Ce qu’on peut observer

Ciel profond. C’est le terrain du Vespera II. Space.com a photographié la nébuleuse d’Orion (M42) en 5 minutes 20 secondes (32 images empilées), puis en 20 minutes 10 secondes (121 images), avec un gain net en détails et en bruit. La galaxie d’Andromède (M31) a montré son noyau et ses bandes de poussière en 3 minutes 50 secondes. M51, M78, M82 et la nébuleuse de la Tête de Cheval ont aussi été obtenues. BBC Sky at Night a réalisé le Double Amas de Persée avec 62 poses de 10 secondes et la nébuleuse d’Orion avec 70 poses.

Depuis la ville. Space.com a testé le télescope dans une ville de classe 5 sur l’échelle de Bortle, et les couleurs ont été jugées très satisfaisantes. Au-delà de 15 à 20 minutes sur une cible, les gains devenaient minimes depuis la ville, alors qu’ils continuent sous un ciel très noir. Le filtre anti-pollution fourni et l’optique en retrait expliquent en partie ce comportement. La pollution lumineuse et la turbulence sont des notions générales décrites par l’AFA : elles limitent toute observation.

Lune et planètes. Peu convaincant. Space.com a photographié la Lune, mais le disque occupait trop peu du cadre pour impressionner, et l’imagerie de Jupiter a été décrite comme « négligeable ». BBC Sky at Night classe aussi les planètes parmi les cibles mal adaptées au champ large.

Le Soleil. Ne pointez jamais le télescope vers le Soleil sans filtre. Vaonis propose un filtre solaire dédié, en option, avec un mode Soleil. Cet usage n’est valable qu’avec ce filtre du fabricant, monté selon la notice.

Photo. C’est le principe même de l’appareil. Le niveau d’image reste celui d’un instrument de 50 mm : BBC Sky at Night juge les images un peu douces, avec du bruit visible pour un astrophotographe expérimenté.

Transport et rangement

Environ 5 kg pour 48 x 20 x 9 cm : le Vespera II se range dans un sac et se transporte facilement. Vaonis annonce une résistance à la pluie et à la neige, et une utilisation à des températures jusqu’à 0 °C. Space.com note que le trépied se détache du télescope et que les pieds se dévissent. Attention à l’autonomie : Vaonis annonce 4 heures de batterie. Space.com a mesuré environ 11 heures d’usage continu, mais ne donne pas le détail de la mesure. Une batterie externe USB-C évite les mauvaises surprises.

Ce qu’en disent les tests

  • BBC Sky at Night Magazine (Steve Richards, juillet 2024) : avis très favorable. Installation rapide, empilement en direct, application riche. Images un peu douces, trépied absent du pack Solo, champ trop large pour les planètes.
  • Space.com : « l’un des meilleurs télescopes intelligents que l’on puisse acheter, bien que l’un des moins chers de sa catégorie ». Points forts : photos détaillées, bonne gestion de la pollution lumineuse, pointage et mise au point automatiques. Points faibles : imagerie planétaire inutilisable, application à apprivoiser, trépied un peu court.
  • Digital Camera World : une recommandation pour les débutants en astrophotographie et les amateurs avancés, qui note aussi l’absence d’oculaire.

Comparaison avec d’autres produits

Face au ZWO Seestar S30. Le ZWO Seestar S30 est un télescope intelligent plus petit et moins cher (30 mm d’ouverture). Le Vespera II a un diamètre de 50 mm et une focale de 250 mm : il capte plus de lumière et résout mieux les détails, pour un prix bien supérieur.

Face au NexStar 127SLT. Le Celestron NexStar 127SLT est un Maksutov à oculaire : il vous fait voir la Lune et les planètes directement, là où le Vespera II est faible. En revanche, il ne photographie rien tout seul.

Face au NexStar 8SE. Le Celestron NexStar 8SE est un grand Schmidt-Cassegrain à oculaire, plus puissant pour le visuel et les planètes. Space.com cite d’ailleurs ce télescope comme une alternative plus parlante pour observer la Lune. Pour un comparatif d’ensemble, consultez notre comparatif des meilleurs télescopes.

Pour qui, pour qui pas ?

Le Vespera II convient si :

  • vous voulez des photos de nébuleuses et de galaxies sans connaissances techniques ;
  • vous habitez en ville et cherchez un instrument qui gère la pollution lumineuse ;
  • vous voulez partager des images en direct avec vos proches ;
  • vous voyagez léger.

Il convient moins si :

  • vous voulez regarder dans un oculaire : il n’y en a pas ;
  • vos cibles favorites sont la Lune et les planètes ;
  • vous voulez des images de qualité professionnelle ou un contrôle total de la prise de vue ;
  • vous cherchez un premier instrument à petit prix. Le guide pour choisir un télescope vous aide à décider.

Le prix est d’environ 1590€ (prix au 16/10) au moment de la rédaction. Il varie selon le vendeur et le pack : vérifiez-le avant d’acheter.

Verdict

Le Vaonis Vespera II tient sa promesse : des images du ciel profond obtenues en quelques minutes, depuis un smartphone, y compris en ville. Il a des limites claires : pas d’oculaire, planètes décevantes, autonomie annoncée de 4 heures et trépied à vérifier. Pour un amateur qui veut surtout photographier nébuleuses et galaxies sans apprentissage, c’est un choix cohérent. Pour regarder directement le ciel, un télescope à oculaire reste la bonne réponse.

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Questions fréquentes

Le Vaonis Vespera II se regarde-t-il à l'oculaire ?

Non. Le Vespera II est un télescope intelligent : il photographie le ciel et l'affiche sur votre smartphone ou tablette via l'application Singularity. Digital Camera World compte l'absence d'oculaire parmi ses défauts. Vous observez donc une image empilée, pas la lumière directement.

Quelle est l'autonomie de la batterie du Vespera II ?

Vaonis annonce 4 heures de batterie intégrée, rechargeable par USB-C. Space.com a mesuré environ 11 heures d'utilisation continue pendant sa nuit de test. L'écart est important : prévoyez une batterie externe USB-C pour une longue session.

Le Vaonis Vespera II est-il adapté à la ville ?

Space.com l'a testé dans une ville de classe 5 sur l'échelle de Bortle et a jugé les couleurs très satisfaisantes. Le filtre anti-pollution lumineuse et l'avant de l'optique en retrait aident. Les nébuleuses et les galaxies brillantes sont bien rendues depuis un ciel urbain.

Le trépied est-il fourni avec le Vespera II ?

Cela dépend des sources. BBC Sky at Night Magazine indique que le pack Solo est vendu sans trépied. Space.com mentionne un trépied de hauteur fixe livré en série et conseille un trépied réglable. Vérifiez le contenu exact de l'offre avant d'acheter.

Peut-on observer le Soleil avec le Vespera II ?

Vaonis propose un filtre solaire dédié, vendu en option. Le mode Soleil ne doit être utilisé qu'avec ce filtre du fabricant, installé comme indiqué dans la notice. N'utilisez jamais le télescope vers le Soleil sans ce filtre.